La Koutoubia qui veille au loin, les palmiers qui dansent, une médina qui respire. C'est le Maroc de nos étés, de nos grands-parents, de nos souvenirs.
à Paris, à Bruxelles, à Lyon, à Charleroi, à Amsterdam, à Montréal — on fait partie de cette jeunesse aussi. On n'est pas à côté. On est dedans. On porte le drapeau autrement, mais on le porte. On parle le darija avec un accent, mais on le parle. On ne vit pas là -bas, mais là -bas vit en nous.
Plus la permission de créer, plus qu'on leur dise d'où ils viennent, plus qu'on leur explique qui ils sont. Ils le savent. Ils codent à Casa, chantent en darija à Bercy, défilent à Milan, gagnent des matchs que personne ne les attendait à gagner.
Ils portent deux mondes sans en choisir un. Le bled et l'ailleurs. La tradition et demain. Ce tee, c'est pour eux. Pour nous.
Jeunesse Marocaine. Celle qui arrive.
Cette jeunesse, elle n'attend plus qu'on lui dise qui elle est. Elle le sait. Elle construit un Maroc qui ne ressemble à aucun autre — ni au passé, ni à l'Europe, ni à l'Orient.